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La seconde vague de COVID-19 freinera la croissance économique à la fin de 2020

Le 22/10/2020 à 18:39 par Pascal Delmas / BourseTrading.info

L’économie mondiale est aux prises avec une seconde vague de COVID-19. Plusieurs pays ont récemment mis en place des mesures sanitaires ciblées qui affecteront l’activité économique au quatrième trimestre.

Les marchés financiers se sont montrés hésitants au cours des dernières semaines. L’augmentation des cas de COVID‑19 préoccupe les investisseurs, et une seconde vague est maintenant confirmée dans plusieurs pays. Cela force certains gouvernements à remettre en place des mesures ciblées de confinement qui freineront la croissance économique au quatrième trimestre. Les difficiles négociations en vue d’un nouveau plan de soutien budgétaire aux États‑Unis et l’approche des élections américaines contribuent aussi à maintenir une certaine volatilité sur les marchés.
La détermination des autorités à éviter un confinement généralisé similaire à celui du printemps dernier et le maintien de plusieurs programmes d’aide pour les ménages et les entreprises limitent toutefois le sentiment négatif sur les marchés.
Des données économiques qui confirment un rebond important des économies avancées au troisième trimestre et des résultats d’entreprises relativement encourageants soutiennent également la confiance des investisseurs. Le marché obligataire semble commencer à se préoccuper un peu plus de la détérioration importante des finances publiques, particulièrement du côté américain, ce qui a entraîné quelques pressions haussières sur les taux obligataires de long terme. Alors que les pressions inflationnistes demeurent très faibles et que la seconde vague de COVID‑19 augmente les risques baissiers, la Réserve fédérale américaine s’assurera toutefois de maintenir des conditions financières très favorables pour favoriser au maximum la reprise de l’activité économique. Elles poursuivront ainsi leurs achats massifs d’obligations au cours des prochains mois, ce qui devrait limiter les pressions haussières sur les taux obligataires.


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