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Les ventes au détail rebondissent aux États-Unis

Le 18/04/2019 à 22:14 par Francis Généreux, économiste principal chez Desjardins,

Les ventes au détail ont bondi de 1,6 % en mars, après une baisse de 0,2 % en février. C’est la plus forte croissance mensuelle depuis septembre 2017. Les ventes d’automobiles ont augmenté de 3,1 % et la valeur des ventes auprès des stations-service a crû de 3,5 %. Excluant les autos et l’essence, les ventes ont progressé de 0,9 % après un recul de 0,7 % en février. On remarque de fortes augmentations dans les boutiques de vêtements (+2,0 %), les magasins de meubles (+1,7 %), les achats en ligne (+1,2 %) et dans la catégorie « autres » (+1,8 %).

La production industrielle a diminué de 0,1 % en mars après une hausse équivalente en février. La production manufacturière a fait du surplace après deux baisses successives, soit -0,5 % en janvier et -0,3 % en février. Cette stagnation s’est effectuée malgré une chute de 2,5 % du côté de l’automobile. La production du secteur minier a subi un étonnant recul de 0,8 %. La production d’énergie a performé mieux que prévu avec un léger gain de 0,2 % alors que la météo plus clémente laissait croire en un ressac après le bond de 3,7 % en février.

Pour un deuxième mois consécutif, le solde commercial américain de biens et services s’est amélioré en février. Il passe ainsi de -59,9 milliards de dollars en décembre (le pire depuis octobre 2008) à -51,1 milliards en janvier, puis à -49,4 milliards en février. C’est le plus petit déficit depuis juin. Les exportations ont augmenté de 1,1 %, tandis que les importations n’ont progressé que de 0,2 %.

L’indicateur avancé a crû de 0,4 % en mars, après une hausse de 0,1 % en février. C’est la meilleure augmentation depuis septembre 2018 et elle provient surtout de la baisse des demandes d’assurance-chômage, mais aussi de la hausse de la confiance des ménages, des gains de la Bourse et de l’amélioration des conditions de crédit. Aucune composante n’a eu de contribution négative.